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A l'école du jeu d'échecs par Daniel Roos, Maître International Chronique DNA n°110, parue le 24.06.1994. |
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L'étude de cette semaine repose sur une curieuse construction symétrique. Cependant, l'aspect original de la position n'implique pas une solution difficile ou excentrique. Au contraire, ce problème doit se résoudre de façon très simple et sa solution nous offrira même la possibilité de réviser un thème de finale théorique! Dans la position initiale, chaque camp cherche à passer un pion à dame. Mais les blancs ne peuvent stopper qu'un seul pion noir par le sacrifice de leur cavalier, le second pion semblant bien irrattrapable. A présent, ne cherchez pas la solution dans une longue finale dame et cavalier contre dame et pion et concentrez vous plutôt sur une idée tactique rapide, permettant de gagner la future dame adverse. Après avoir trouvé cette idée, il faudra revenir à la position initiale pour choisir la bonne méthode de départ pour sacrifier le cavalier. Attention, il semble bien qu'il existe deux solutions jumelles.......Pourtant une seule variante mène au gain!
La solution se décompose en trois étapes:
1. Le sacrifice du cavalier sur l'un des pions doit entraîner le roi adverse sur une case piégée.
Pour commencer les blancs doivent choisir la bonne direction pour leur cavalier:
Evidemment les noirs pouvaient éviter cette perte en optant pour une finale sans dame, par 4...Rf2 à la place de 4...d1:D. Dans ce cas, les blancs disposaient d'un gain long et technique par 5.Da4 Re1; 6.De4+ Rf2; 7.Dd3 Re1; 8.De3+ Rd1. Le pion étant bloqué par le roi noir, les blancs ont alors le temps de ramener progressivement leur roi: 9.Re7. Après 9...Rc2, la manoeuvre se répéterait par 10.De2 Rc1; 11.Dc4+ Rb2; 12.Dd3 Rc1; 13.Dc3+ Rd1; 14.Re6 etc... Ainsi le roi et le pion d sont impuissants face à la dame et au roi adverses.
Remarquez maintenant la différence avec un pion f! Si les blancs avaient initialement sacrifié leur cavalier contre l'autre pion, les noirs auraient bénéficié d'un ultime sauvetage:
(Etude de T.Dawson,1924).
Daniel Roos 1999 | |