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A l'école du jeu d'échecs par Daniel Roos, Maître International |
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Chronique DNA n° 365, parue le 18.07.1999. Alors que notre série de l'été est plus
particulièrement destinée aux joueurs débutants,
la position de cette semaine devrait aussi sensibiliser les joueurs plus
expérimentés! En effet, notre promenade dans le domaine des
ouvertures nous conduit à présent vers une défense
noire souvent pratiquée en tournoi: la Scandinave.
![]() Malheureusement pour les noirs, ce scénario, pourtant si simple, n'aura pas le temps de se réaliser ici! En effet, une menace blanche, bien dissimulée, viendra perturber le plan "scandinave"! Mais voyons d'abord les premiers coups de la partie:
1. e4
d5
2. exd5
Dxd5
3. Cc3
Da5
4. Fc4
Cf6
5. d3 Le début d'un plan subtil! Les blancs ne profitent pas de la possibilité
de jouer d4. Ils évitent ainsi d'offrir aux noirs une future cible.
Par ailleurs, le pion d3 supprime une éventuelle menace d'un fou noir,
de f5 vers c2. Le fou c8 est donc invité à se placer plutôt
en g4 qu'en f5. 5...Fg4
6. f3
Fh5
7. Fd2 Les noirs n'ont rien vu venir et le piège blanc est prêt à se refermer! Poesinger - Schmidl Les blancs jouent et gagnent! SOLUTION: A partir de la case e2, la dame blanche cloue le pion e7! A quoi cela sert-il?
En fait, les blancs disposent de deux attaques contre la dame noire, en découvrant
le fou d2: Cd5 et Cb5. Si la première manoeuvre ne mène à rien,
en revanche la seconde trajectoire pourrait bien conduire le cavalier jusqu'en d6!
Dans ce cas, on remarque l'utilité de clouer le pion e7!
Mais pour commencer, les blancs doivent tempérer les ardeurs du cavalier,
en préparant plutôt le terrain à l'aile-roi! Daniel Roos 1999 | |